La ligne de production de notre usine dans l'UE
Référence

Ce qui détermine la quantité minimale de commande d'un complément

Un minimum de commande n'est pas un chiffre qu'une usine choisit pour écarter les petits clients. Il découle de deux coûts physiques : ce qu'il faut pour faire passer une ligne d'un produit au suivant, et la quantité de matière consommée avant que la première unité vendable en sorte. Cela explique pourquoi une formule prête peut démarrer à 100 unités alors qu'une série standard est de 500 flacons, pourquoi les poudres se comptent en kilogrammes, et pourquoi le minimum d'une capsule molle est plus élevé que celui d'une gélule. Cette page explique le mécanisme ; les chiffres eux-mêmes figurent sur la page des quantités minimales de commande.

Poinçons et matrice de presse à comprimés en inox posés sur une table à côté de flacons blancs vierges
L'outillage est changé, la ligne est lavée, les premières unités sont contrôlées. Rien de tout cela ne produit une unité vendable, et cela prend le même temps pour 100 unités que pour 10 000.
Trois chiffres différents

Série standard, première série, formule sur mesure

La plupart des confusions autour du MOQ viennent de trois chiffres mélangés, alors qu'ils décrivent trois situations différentes. Nous employons les trois mêmes termes sur toutes les pages de ce site.

Quantité minimale de commande standard

500 flacons par produit pour les gélules et les comprimés, 500 pièces pour une capsule molle prête, 300 kg de mélange fini pour les poudres, les sachets et la nutrition sportive, 100 L pour les sirops, 20 L pour les huiles vitaminées. Les comprimés effervescents font l'objet d'un devis selon le nombre de tubes, avec un minimum de commande faible. C'est sur cette série qu'est construite la grille tarifaire.

Première série (marque blanche, white label)

Dès 100 unités pour une formule prête dans un emballage standard. Ce n'est pas un second palier de prix : c'est possible parce que la formule figure déjà au planning de production et qu'aucun développement, essai ou nouvelle documentation n'est à payer. Les formules et les emballages concernés dépendent des matières premières et des emballages disponibles ; nous le confirmons donc pour chaque demande.

Formule sur mesure

Une formule développée selon votre cahier des charges démarre à la série standard : 500 flacons pour les gélules et les comprimés, 300 kg pour les poudres. La capsule molle sur mesure est un cas à part : l'enveloppe est formée autour du contenu avec un outillage propre à la forme, et le minimum fait l'objet d'un devis à partir de 1 000 000 capsules. La différence, c'est le coût de première série d'un produit que la ligne n'a jamais fabriqué.

Unités

Pourquoi le minimum se compte dans une unité différente selon la forme

L'unité est celle que l'équipement mesure réellement au moment où le coût est engagé.

  • Des flacons pour les gélules et les comprimés. Les gélules et les comprimés sont dosés, comptés et conditionnés unité par unité, et le flacon est la dernière chose que touche la ligne avant l'expédition. 500 flacons de 60 gélules font 30 000 gélules ; 500 flacons de 120 en font 60 000. Le nombre de flacons est le minimum ; le nombre de gélules découle du conditionnement choisi.
  • Des kilogrammes pour les poudres, les sachets et la nutrition sportive. Un mélange est fabriqué en un seul lot dans un mélangeur avant d'être réparti dans quoi que ce soit. Le mélangeur ne sait pas si 300 kg deviendront des pots de 900 g ou des sachets de 12 g ; le minimum porte donc sur le mélange, et non sur l'emballage.
  • Des litres pour les sirops et les huiles. Même logique : le lot est mélangé à l'état liquide, puis mis en flacons. 20 litres d'huile vitaminée constituent le lot ; le nombre de flacons de 30 ml qu'ils remplissent est une décision de conditionnement.
  • Des tubes pour les comprimés effervescents. Le comprimé est pressé et va directement dans un tube de 20 avec bouchon dessiccant ; le tube est donc l'unité, et le devis se fait selon le nombre de tubes.
Exemples chiffrés

Ce que deviennent 300 kg de mélange en rayon

Un devis en kilogrammes ne peut être comparé à un devis en pots ou en doypacks qu'après division par la portion. Voici les trois cas les plus courants.

La portion est fixée pour chaque formule et imprimée sur l'étiquette ; les tailles d'emballage sont celles que nous remplissons en standard, sans composant sur mesure. D'autres tailles sont possibles : elles changent le calcul, pas le minimum.

Un doypack d'un kilogramme de protéine en poudre à côté de pots de 300 grammes et de sachets individuels aux étiquettes vierges
Un seul lot de mélange, deux façons de le conditionner : le minimum reste de 300 kg dans les deux cas.
ProduitPortionPortions dans 300 kgPots ou doypacks finis
Protéine de lactosérum ou végétale30 g10 000environ 330 pots de 900 g, ou 660 doypacks de 450 g
Pré-entraînement12 g25 000environ 1 000 pots de 300 g, ou 25 000 sachets individuels
Collagène ou créatine10 g30 000environ 1 000 pots de 300 g, ou 30 000 sachets
Gélules, pour comparaison2 gélules500 flacons de 60 gélules font 30 000 gélules, soit 15 000 portions journalières

Chiffres arrondis. Le nombre exact dépend du poids de remplissage déclaré sur l'étiquette et de la perte de mélange dans la doseuse ; c'est pourquoi la fiche de spécifications donne le chiffre pour votre produit.

« Commander une première série auprès d'un petit atelier est un vrai risque pour une marque : la qualité n'est pas garantie d'un lot à l'autre, et aucune capacité ne permet de suivre quand le produit décolle. Nous avons fait l'inverse et investi dans de nouvelles lignes de production flexibles, où passer au produit suivant ne coûte pas des heures de changement de format et de nettoyage, ces pertes qui poussent les usines plus anciennes à exiger des milliers d'unités. C'est pourquoi une première série d'une formule prête peut démarrer à 100 unités, et la même ligne monte en volume quand le produit se vend. »

Technologue en chef, usine PharmaEurope
Le coût fixe

Ce qui se passe entre deux produits, et pourquoi cela coûte autant pour 100 unités que pour 10 000

Un changement de format regroupe tout ce qui se passe sur une ligne entre la dernière unité d'un produit et la première unité vendable du suivant : le lavage, pour qu'aucune trace de la formule précédente ne subsiste, le montage des pièces propres à la forme ou au dosage du nouveau produit, puis le contrôle et la validation des premières unités avant de laisser tourner la ligne.

Rien de tout cela ne dépend de la taille de la commande qui suit. Laver une ligne prend le même temps, que la série suivante soit de 100 ou de 100 000 unités. Ce coût fixe est réparti sur tout ce qui sort ensuite, et c'est exactement pourquoi une petite commande coûte plus cher à l'unité qu'une grande : une série de 500 unités répartit le changement de format sur cinq fois moins d'unités qu'une série de 2 500. La différence apparaît dans le prix par flacon, elle n'est pas dissimulée dans des frais.

Un équipement moderne change de format plus vite que les lignes qu'utilisent encore beaucoup d'usines européennes, et c'est ce changement plus rapide qui permet de planifier quelques centaines d'unités. C'est la raison technique de la première série à 100 unités, et la raison pour laquelle elle est proposée d'abord sur les formules prêtes : ce sont elles qui demandent le moins de réglages.

Comment l'emballage fait varier le minimum

L'emballage standard préserve le minimum de départ

Des flacons PET standard en sept tailles, des tubes, des pots et des doypacks standard sont stockés à l'usine en quantités suffisantes pour une série de 100 unités. Une première série n'est possible qu'en emballage standard avec une étiquette imprimée.

Les composants sur mesure ont leur propre minimum

Un étui imprimé, une couleur sur mesure, une fermeture spécifique ou un pot particulier se commandent auprès d'un fournisseur d'emballages qui a son propre minimum, généralement de plusieurs milliers. Ce minimum s'ajoute au nôtre : un emballage sur mesure peut donc relever la plus petite commande possible, même quand la formule est prête.

Chaque arôme et chaque taille a son propre minimum

Le minimum s'applique par produit, pas par commande. Trois arômes d'une même protéine font trois mélanges, trois séries et trois minimums ; deux tailles de flacon d'une même gélule font deux séries de conditionnement. C'est la question à poser à tout fabricant avec lequel vous nous comparez.

Capsules molles

Pourquoi le minimum d'une capsule molle est plus élevé que celui d'une gélule

L'enveloppe d'une gélule existe avant que la remplisseuse ne la touche ; un poinçon de presse à comprimés est une pièce standard qui se change en quelques minutes. Une capsule molle est formée et scellée autour de son contenu liquide en une seule étape, avec une matrice qui définit exactement sa forme et sa taille.

Changer cet outillage propre à la forme est un travail plus lourd que de régler un dosage, et la série doit l'absorber. C'est pourquoi une capsule molle prête démarre à 500 pièces comme les autres formes, alors qu'une forme de capsule molle sur mesure fait l'objet d'un devis à partir d'un million de capsules, et non de quelques centaines de flacons.

Délai

Combien de temps prend la production

La production prend 2 semaines minimum.

Tout ce qui précède (choix d'une formule, ajustements, conception et vérification de l'étiquette) est une préparation qui varie selon la marque. Une commande plus importante ne raccourcit pas le délai : un lot plus gros tourne sur la même ligne pendant à peu près le même nombre de semaines. Ce qui change, c'est le prix unitaire ; c'est pourquoi nous chiffrons votre quantité et la taille au-dessus dans la même réponse. Nous répondons sous 24 heures, du lundi au vendredi.

Questions fréquentes

Comment les minimums sont fixés

Quelle est la quantité minimale de commande réelle pour des compléments alimentaires en Europe ?

Elle dépend de la forme et du fait que la formule est prête ou sur mesure. Chez PharmaEurope, la quantité minimale de commande standard est de 500 flacons par produit pour les gélules et les comprimés, 300 kg de mélange fini pour les poudres, les sachets et la nutrition sportive, 100 L pour les sirops et 20 L pour les huiles vitaminées ; les comprimés effervescents font l'objet d'un devis selon le nombre de tubes, avec un minimum faible. Les formules prêtes en emballage standard démarrent dès 100 unités pour une première série.

Pourquoi une petite commande coûte-t-elle plus cher à l'unité qu'une grande ?

Parce que le changement de format entre deux produits (lavage de la ligne, montage des pièces propres au produit, validation des premières unités) coûte la même chose quelle que soit la commande qui suit. Ce coût fixe est réparti sur les unités produites : une série de 100 unités le porte sur bien moins de flacons qu'une série de 5 000. Le prix unitaire baisse à mesure que la série grandit ; rien n'est caché dans des frais séparés.

La quantité minimale de commande est-elle de 100 unités ?

Non. 100 unités correspondent à une première série d'une formule prête en emballage standard ; la quantité minimale de commande standard est de 500 flacons par produit. Nous indiquons les deux sur chaque page, car une marque qui ne lit que le plus petit chiffre construit son lancement sur une exception, et une marque qui ne lit que le plus grand ne demande jamais.

Pourquoi les poudres sont-elles chiffrées en kilogrammes et non en pots ?

Parce que le mélange est fabriqué en un seul lot dans un mélangeur avant d'être réparti dans un contenant, et c'est au mélangeur que s'applique le minimum. 300 kg d'une protéine dosée à 30 g représentent environ 10 000 portions : à peu près 330 pots de 900 g, ou 660 doypacks de 450 g, ou une combinaison des deux. L'emballage se décide une fois le mélange fabriqué ; un devis en pots devrait donc supposer une taille d'emballage que vous n'avez peut-être pas encore choisie.

Le minimum s'applique-t-il par produit ou par commande ?

Par produit. Chaque arôme, dosage ou taille d'emballage est un mélange distinct ou une série de conditionnement distincte, avec son propre minimum. Trois arômes d'une même protéine sont trois produits ; les commander ensemble ne fusionne pas les minimums, mais peut améliorer le prix des matières premières communes.

L'emballage sur mesure modifie-t-il le minimum ?

Souvent, oui. Les flacons, tubes, pots et doypacks standard sont stockés à l'usine et permettent une petite série. Un étui imprimé, un pot particulier ou une fermeture sur mesure se commandent auprès d'un fournisseur d'emballages qui a son propre minimum, généralement de plusieurs milliers d'unités, et ce minimum s'ajoute au nôtre. Si la première série doit rester petite, gardez l'emballage standard et placez la marque sur l'étiquette.

Pourquoi est-il moins cher de démarrer avec une formule prête qu'avec une formule sur mesure ?

Une formule prête figure déjà au planning de production, avec ses matières premières, sa documentation et ses données de stabilité ; il n'y a donc ni développement ni essais de première série à payer. C'est ce qui rend 100 unités possibles. Une formule sur mesure est nouvelle pour la ligne : elle doit être formulée, essayée et documentée avant le premier lot, et ce coût existe quelle que soit la taille de la commande ; c'est pourquoi elle démarre à la série standard.

Combien de temps entre la validation de la formule et la réception du produit ?

Dès 2 semaines. Le choix de la formule, les ajustements et la conception de l'étiquette ont lieu avant et varient selon la marque. Une commande plus importante ne raccourcit pas le délai ; elle baisse le prix unitaire.

Demander un devis

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Indiquez-nous la forme, l'actif, le dosage et le nombre d'unités nécessaires pour la première série. Vous recevrez un prix pour cette quantité et pour une quantité supérieure, afin de voir comment évolue le coût unitaire.

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